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25 ANS DE LEADERSHIP (Ethique - Rigueur- Performance)

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L’enseignement supérieur entre le privé et le public quelle équivalence et quelle reconnaissance ?

Durant ces dernières années, la question de l’enseignement en général et de l’enseignement privé en particulier a occupé le devant de la scène politique et a fait l’objet de polémiques et de controverses aussi diverses que variées. Le paysage de l’enseignement supérieur est en effervescence , les réformes se sont succédées sans pour autant venir à bout de la crise qui sévit dans ce secteur.

Il serait dommageable de continuer cette politique de l’autruche et de ne pas reconnaître que ce secteur, vital pour le développement de notre pays, vit une réelle problématique. S'il est des secteurs qui exigent beaucoup d’attention et de sérieux dans la vie d'une nation, l'enseignement et la santé occupent une place privilégiée. Ces deux secteurs doivent nécessairement mériter l'attention de l'Etat avec toutes ses composantes. Les raisons sont claires et évidentes. Si l'enseignement prépare les générations qui devront prendre la relève en matière de responsabilités, la santé, quant à elle, demeure la colonne vertébrale de l’Etat, et la moindre négligence à ce niveau ne pourrait que conduire à une catastrophe humanitaire que je qualifierais de séisme social dont l’onde de choc est à redouter car elle sera certainement dévastatrice.

Il faut dire qu’à ce propos, et depuis quelques décennies, les universités sont identifiées comme des éléments-clefs de la croissance des états. S’inspirant étroitement du modèle américain, la plupart des pays du monde investissent maintenant dans le développement et la valorisation de leurs universités.

En ce qui concerne l'Enseignement supérieur et universitaire au Maroc, il faut reconnaître que de grandes avancées ont été réalisées : des pôles universitaires et de recherches ont été mis en places et des écoles supérieures ont ouvert leurs portes pour accueillir des étudiants dont les effectifs sont en nette augmentation chaque année. Toutefois, beaucoup de problèmes subsistent. Le tableau présente des données quelque peu inquiétantes. Du manque de matériel didactique, à l'inadaptation des infrastructures, en passant par une explosion des effectifs dans les établissements publics. De plus, les lauréats des différentes facultés publiques ne présentent pas toujours le profil recherché par les entreprises et le marché de l’emploi. Bref, le tableau n’est pas toujours enchanteur.

Pour pallier cette carence, le secteur privé, qui s’est développé rapidement ces dernières années, s’est imposé avec la nette volonté de participer au développement économique du pays en formant des profils performants répondant aux attentes et aux exigences des entreprises.

L’ouverture de l’enseignement supérieur au secteur privé national ou étranger était une solution incontournable et un choix imposés par la conjoncture économico-politique aussi bien nationale qu’internationale. Il fallait s’inscrire positivement dans le phénomène de la mondialisation et de la globalisation et s’inspirer étroitement du modèle universitaire occidental en l’occurrence le modèle anglo-saxon. Les règles et les lois régissant cette ouverture doivent être définies en concertation avec les professionnels du secteur. Elles doivent être appliquées avec une priorité aux nationaux.

L'existence des Universités privées dans le paysage de l’enseignement supérieur pourra avoir des conséquences bénéfiques pour le secteur. Elles contribueront à l’amélioration de la qualité de l'Enseignement Supérieur et inciteront toutes les composantes du secteur à entrer dans une dynamique de concurrence et d’émulation qui pourront sans aucun doute résoudre les problèmes des effectifs, de la qualité de l’enseignement et du chômage des diplômés.

L’ouverture de l’enseignement supérieur au secteur privé doit se faire dans les règles de l’art. Elle doit se faire suite à des cahiers de charges, dans le respect total de la loi et en conformité au cadre juridique et à la législation en vigueur. Les autorisations et le contrôle doivent être chapeautés de manière concomitante par l’administration de tutelle et les représentants des professionnels du secteur privé. Le ministère de tutelle, fort d’une législation réglementant le secteur doit avoir une position claire dans ce domaine. Il doit savoir trancher et ne laisser aucune place à la polémique. On sait tous que ambiguïté ne peut engendrer que confusion, désordre et incompréhension.

L’ouverture de l’enseignement supérieur aux universités privées nationales ou étrangères pose plusieurs types de problèmes :
L’autre aspect à ne pas oublier est celui de l’évaluation pédagogique au sein des universités privées. Il est indéniable que pour le bon fonctionnement de ces établissements universitaires, un système d’évaluation efficace ambitionnant la création de valeur et sous-tendu par un dispositif de contrôle et de coordination infaillible, s’avère incontournable.

A l’école HEEC, nous sommes conscients de l’enjeu considérable que représente le système d’évaluation pour la survie et le développement d’une grande Ecole. Un système d’évaluation efficace, équitable, démocratique et scientifique ne peut que contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes de création et de répartition de la valeur, à une véritable égalité des chances, à une démocratie sociale et à l’émergence d’un citoyen respectueux des valeurs de la société et apte à participer activement au développement économique et humain du pays.

Ces problèmes peuvent être résolus et l’on peut effectivement se retrouver avec une médaille sans revers. Ces problèmes ne doivent en aucun cas nous faire oublier cette réalité : la formation supérieure et la recherche, que ce soit dans le secteur public ou privé, sont les facteurs déterminants du développement humain et économique d’un pays. C’est une réalité autour de laquelle il y a un véritable consensus international. Autre réalité, l’existence d’universités dans un pays, notamment les universités étrangères ; cela donnerait au pays un atout d’attractivité pour les investisseurs et les hommes d’affaires. La formation supérieure est d’abord perçue comme un marché concurrentiel, un marché d’offres et d’opportunités à saisir. C’est pourquoi les grandes universités des pays développés cherchent à essaimer à travers le monde pour accroître leur notoriété et contribuer à la dynamique de mise en place de la configuration des forces économiques et politiques.

Encore faut-il que ces phénomènes soient corroborés par une veille stratégique de la part des autorités compétentes et de l’administration de tutelle. Cette veille stratégique peut se résumer par ce qui suit :
Ainsi la problématique de l'accréditation, de la reconnaissance et de l'équivalence des diplômes des écoles de l'enseignement supérieur privé ne se posera plus avec la même acuité et ne sera plus qu’une simple formalité administrative.

My Ahmed Lamrani

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